Compte rendu : Quel rôle pour les biocarburants dans la transition énergétique ?

Actu de la chambre, Energie 2015  | 

Hanna von Wendt suivait la conférence le 4 juin à l'ambassade de Finlande et nous en livre les points clés.

Aujourd’hui l’UE importe l’énergie pour un montant équivalent à 1 MRD d’euro par jour. Imaginons-nous si juste dix ou peut-être vingt pour cent de cette énergie était produite  localement, demande Marko Janhunen, VP Stakeholder Relations pour UPM  au début de son discours. Quel serait l’impact pour nos économies et pour la création des emplois si nous réussissions à produire un peu plus d’énergie nous mêmes ?

 

100 fois plus de pétrole

Le rôle des biocarburants est encore minuscule. Chaque jour, 100 millions barils de pétrole sont produits par rapport à 1,3 million pour les biocarburants. Par contre, il y a des opportunités pour les biocarburants provenant de la biomasse. De plus, les différentes techniques évoluent rapidement.

En France, les biocarburants étaient au premier plan de l’agenda public en 2005 quand le plan biocarburant est sorti. Depuis, la France est en effet le pays européen où l’utilisation des biocarburants est la plus élevée. Presque sept pour cent de l’énergie du pays vient des biocarburants. 

 

L’incertitude: un des défis principaux

Les biocarburants sont une opportunité  à explorer mais il y a des défis à résoudre pour ce que ça devienne une réalité. Les cinq intervenants de la table ronde du 4 juin étaient d’accord sur le fait  qu’un des freins principaux est l’incertitude liée à la politique. Les investisseurs ont besoin de voir plus loin qu’à l’horizon 2020 pour pouvoir prendre des décisions.

Il nous faut donc une volonté politique, un contexte économique favorable, et le soutien du secteur agricole pour que les biocarburants deviennent une force pour l’avenir.  Pour l’UE, ça serait essentiel de définir un standard pour des biocarburants ainsi que de définir une politique autour de cycles biologiques (« biocycles ») dit Jacob Teter, Analyste des énergies à l’Agence Internationale de l’énergie internationale -  IEA. Il pense aussi qu’il serait souhaitable que la taxe carbone évolue et milite pour qu’une analyse globale approfondie des objectifs et des conséquences des politiques actuelles soit réalisée.

Par exemple, en ce qui concerne la distribution de l’énergie, il serait nécessaire de pouvoir clarifier si les initiatives poussant à réduire la consommation d’énergie  auront des impacts différents selon les catégories sociétales.

  

Les voitures électriques ne sont pas des concurrentes

Les voitures électriques sont de plus en plus à la mode, mais nous ne nous demandons pas d’où l’énergie pour ces voitures provient. Même si l’électricité est plus propre que le pétrole, elle est peut-être quand même produite à partir d’énergie fossile... Les biocarburants de deuxième génération génèrent des émissions de CO2 cinq fois moins importantes que ceux à base de pétrole. Donc, les voitures électriques ne sont pas des vraies concurrentes mais une solution alternative.

 

Les intervenants de la deuxième table ronde étaient :

Yves LEMAIRE (Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie)

Jacob TETER (International Energy Agency IEA, Energy Analyst - Transport)

Marko JANHUNEN (UPM, Vice President, Stakeholder Relations, UPM Biorefining Business Area)

Jean-François ROUS (Avril, Directeur recherche et innovation)

Vincent DABAS (TOTAL, Directeur prospective et nouvelles technologies)

Modérateur : Jean-Pierre BEAUDOIN (Burson-Marsteller i&e)

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